La maison de ville

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maison de ville

Les maisons de ville, ou maisons en bande, sont des logements individuels construits en rangée : chacune est indépendante mais partage un ou 2 murs avec ses voisines, généralement sur un plan commun.

De quoi s'agit-il

À première vue, une rangée de maisons de ville ressemble à un seul bâtiment. Il s'agit en réalité de logements distincts, accolés par leurs murs pignons.

La maison jumelée en est la forme la plus simple : deux logements accolés, souvent symétriques.

La maison en bande aligne trois logements ou davantage, les maisons intermédiaires ayant deux murs mitoyens et celles d'extrémité un seul.

Ce type d'habitat répond à un équilibre entre le confort d'une maison individuelle (entrée propre, jardin, absence de voisin au-dessus) et la densité que réclament les villes.

Les caractéristiques

Un logement individuel est classé maison de ville lorsqu'il partage un ou 2 côtés de son périmètre avec un logement voisin, qu'il dispose d'un accès indépendant depuis l'extérieur, et qu'il se développe généralement sur plusieurs niveaux, la surface au sol étant limitée.

Les modèles récents s'organisent souvent en trois niveaux : garage et pièce de vie au rez-de-chaussée, chambres à l'étage, combles aménagés.

Un jardin, une cour ou une terrasse à l'arrière complète généralement le logement.

Les avantages

Le prix au mètre carré, inférieur à celui d'une maison isolée à situation équivalente, l'emprise foncière étant réduite.

Les déperditions thermiques moindres : les murs mitoyens ne donnent pas sur l'extérieur, ce qui réduit mécaniquement les besoins de chauffage, l'avantage est réel et souvent sous-estimé.

La proximité des services et des transports, ces maisons étant par nature urbaines.

Et l'absence de charges de copropriété lorsque la maison est vendue en pleine propriété, contrairement à un appartement.

Les contraintes

L'acoustique est le premier sujet. Un mur mitoyen mal conçu transmet les bruits aériens et surtout les bruits d'impact. La réglementation acoustique impose des performances aux constructions récentes ; le bâti ancien, lui, offre des situations très variables.

Deux vérifications utiles à la visite : la nature du mur mitoyen, double mur désolidarisé ou mur simple, et le comportement des escaliers, souvent adossés au mitoyen.

La lumière ensuite : une maison intermédiaire n'a d'ouvertures que sur deux façades, ce qui limite l'éclairement des pièces centrales.

Et la vis-à-vis à l'arrière, fréquent dans les lotissements denses.

La mitoyenneté

Le mur séparant deux maisons peut être mitoyen, propriété commune des deux voisins, ou privatif, appartenant à l'un d'eux.

Cette distinction, établie par les titres de propriété, détermine qui entretient, qui paie les réparations, et qui peut y adosser une construction ou y percer une ouverture.

Les règles figurent au code civil et les litiges de mitoyenneté comptent parmi les contentieux de voisinage les plus fréquents : la lecture du titre avant l'achat évite bien des difficultés.

Avant d'acheter

Vérifier le règlement de lotissement ou le cahier des charges, qui peut imposer des règles d'aspect, couleur des façades, type de clôture, interdiction d'extension.

Consulter le plan local d'urbanisme pour connaître les possibilités d'agrandissement, souvent limitées sur ces parcelles.

Examiner le diagnostic de performance énergétique et l'état de l'isolation, en particulier en toiture.

Et se renseigner sur l'existence d'une association syndicale libre gérant des espaces communs (voirie, éclairage, espaces verts) qui appelle des cotisations et fonctionne comme une copropriété sans en porter le nom.

Ressources utiles